Mensuel Shaarli
June, 2022
Un commissaire de l’autorité américaine de régulation des communications demande dans une lettre ouverte aux deux géants de l’Internet de retirer de leurs magasins d’applications la plateforme de microvidéos TikTok, accusée de “pratiques douteuses en matière de données”.
Le logiciel libre et la recherche publique partagent un objectif : le bien commun, au service de tous. Cette présentation revient sur ce que sont le bien commun et la science ouverte pour essayer de les analyser à l'aide de l'exemple de la Plateforme scientifique Analyses Protéomiques de Paris Sud-Ouest (PAPPSO). PAPPSO s'est dotée d'une infrastructure informatique complète basée exclusivement sur du logiciel libre : réseau, serveurs, stockage, calcul et postes personnels. Elle développe plusieurs logiciels scientifiques sous licence libre, dont ceux qui forment la chaîne de traitement des données de spectrométrie de masse. Ce choix naturel facilite la reproductibilité des traitements, apporte la maîtrise des logiciels et permet l'intégration de code source tiers eux-mêmes publiés sous licence libre.
Historiquement, l'apport majeur du logiciel libre à la recherche publique a d'abord résidé dans la mise en place de systèmes informatiques complexes tirant au mieux parti des réseaux. Progressivement, le logiciel libre s'est implanté avec force dans les laboratoires. En effet, d'un point de vue scientifique, l'ouverture du code source et les licences libres garantissent une plus grande réutilisation du code source et sa vérification par les pairs; la science gagnait ainsi en fiabilité. Cet élan a débordé le cadre strict du code source des logiciels pour irriguer le secteur stratégique des formats de fichier. C'est bien le monde du logiciel libre qui a contraint les éditeurs de logiciels à ouvrir les formats de leurs fichiers, jusqu'alors conservés secrets comme « arme » commerciale redoutable. De manière intéressante, l'impact a été encore plus profond, avec la prise de conscience que les données aussi devaient être ouvertes. Code source libre, formats ouverts et données publiques forment un bien commun qui est protégé par des licences. De nombreux laboratoires y contribuent en utilisant ou en produisant des logiciels libres, ou encore en publiant les données en accès libre, comme en témoignent la forge du code source du secteur public (https://code.gouv.fr) et les actions ministérielles spécifiques (https://www.ouvrirlascience.fr). Comment contribuer efficacement ? Quelles sont les Recommandations et obligations pour les établissements publics ? Quelle licence choisir ? Comment une licence copyleft peut-elle aussi séduire les partenaires privés ? Nous apporterons des réponses et des éléments de réflexion pour corriger quelques fausses croyances et promouvoir la construction collective d'une culture libre, au service du bien commun.
Même si Internet a profondément changé la communication interpersonnelle, très peu d'entre nous savent comment il fonctionne réellement. Sous quelle forme l'information est véhiculée ? Qui le contrôle ? Peut-on vraiment surfer de manière anonyme ? Ce livre répondra à toutes ces questions - et à beaucoup d'autres - de manière claire et accessible, avec à l'appui les dessins facétieux d'Ulrike Uhlig.
Parmi les thèmes abordés dans cet ouvrage, vous en saurez plus sur :
les nœuds, paquets et protocoles
les techniques de cryptographie qui garantissent l'intégrité de vos données
la censure et les moyens de la contourner
la cybernétique, les algorithmes et la prise de décision des ordinateurs
la centralisation du pouvoir d'Internet et son impact sur la démocratie
la gouvernance d'Internet et les moyens d'y participer
Ce livre est également un appel à l'action pour tous ceux qui souhaitent s'engager individuellement dans la gouvernance d'Internet car, rappelons-le, ce réseau appartient à tout le monde !
Géolocalisation, messages, recherches… De nombreuses informations personnelles habituellement collectées par les plates-formes pourraient devenir particulièrement plus sensibles dans les Etats souhaitant interdire l’avortement.
A l’aune du Covid-19 et de la guerre en Ukraine, le logiciel libre apparaît plus que jamais comme un outil de souveraineté numérique.
La transition écologique et la transition numérique ont donné naissance à un nouvel enjeu sociétal : la sobriété numérique. C’est une problématique au croisement des humanités numériques et des sciences de l’environnement, qui consiste à comprendre nos impacts technologiques sur l’environnement et à les modérer. De fait, l’empreinte numérique est aujourd’hui de 4 % et ce pourcentage aura doublé en 2023. L’ambition de cet article est que l’enseignement obligatoire et supérieur s’empare de cette tension pour initier une éducation à la sobriété numérique. Par Sarah Descamps, Gaëtan Temperman et Bruno De Lièvre, « Vers une éducation à la sobriété numérique », Humanités numériques
Dans un an, le Manifest V2 de Chrome ne sera plus supporté, obligeant les développeurs d’extensions à s’adapter à la V3. Derrière ce changement, Chrome parle de sécurité et de performances. Mais la problématique est plus profonde et touche au blocage publicitaire. Explications.
L’Union européenne risque d’avoir dès 2030 de grandes difficultés à importer le lithium, les terres rares ou le cuivre dont elle a besoin.
(ENTRETIEN NUMERAMA) La commissaire européenne responsable du numérique et de la concurrence nous parle des dangers potentiels d’un univers virtuel et des défis auxquels est confronté l’Union européenne dans le domaine cyber.
Mozilla a annoncé hier soir l’activation générale de sa Total Cookie Protection, pour l’ensemble des versions desktop du navigateur. Une étape importante, pour une solution technique simple qui a le gros avantage de ne pas casser la navigation.
De la même manière que Mozilla a sa propre approche de la future génération d’extensions, l’éditeur a une vision très précise de ce que doit être la préservation de la vie privée sur le web. Tous les signes pointaient dans cette direction et c’est désormais officiel : sa Total Cookie Protection est active par défaut chez tout le monde, sans conditions particulières.
"Notre article porte sur le projet Ambassadeurs du numérique à Paris, qui fait partie de Humane (« Humanités numériques, entre recherche et éducation »), l’un des groupes thématiques numériques (GTnum) financés par le ministère de l’Éducation nationale. Ce dispositif consiste, pour des étudiants en deuxième année du master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF), à renforcer leur formation au numérique, par le numérique, et à développer des pratiques raisonnées dans leurs classes. La mise en œuvre d’ateliers avec ces étudiants nous a permis d’analyser la façon dont ils s’emparent du numérique et de mener une réflexion sur la place du numérique dans la construction de leur identité professionnelle en développement."
Blake Lemoine, the engineer, says that Google’s language model has a soul. The company disagrees.
Comme annoncé dans son plan stratégique 2022-2024, la CNIL souhaite rendre visibles les flux de données des applications mobiles. Parmi les actions qui seront menées pour illustrer les enjeux liés à nos usages, la CNIL va réaliser une étude sur la base d’un jeu de données de géolocalisation obtenu auprès d’un data broker (courtier de données).
« Les dernières années ont été secouées par des mouvements sociaux d’ampleur comme les « Gilets jaunes » et traversées par des mutations, des adaptations brutales de l’environnement social notamment occasionnées par la pandémie de la Covid-19. Les interrogations quant aux impacts sociaux de ces crises ont souligné la nécessité de compléter la palette des instruments d’analyse par des approches susceptibles de saisir l’évolution de la société y compris dans ses aspects les moins visibles et en même temps de raccourcir les délais entre le déroulement des événements et leur enregistrement par un appareil de mesure. En complémentarité des analyses quantifiées qui rendent compte des conditions matérielles d’existence, il apparaît indispensable d’ouvrir « la boîte noire des attentes, des colères et des peurs » qui traversent la société pour être mieux à même d’anticiper ses évolutions, de capter les « signaux faibles », le plus possible en temps réel ».