Mensuel Shaarli
May, 2022
La prééminence du smartphone chez les « adolécrans » ne les empêche pas de continuer à lire des livres. Les maisons d’édition s’adaptent à leurs nouvelles habitudes de lecture qui se trouvent au croisement de la romance, des mangas, des séries et des romans graphiques.
Depuis le début de son invasion de l’Ukraine, il y a trois mois, la Russie est la cible de nombreuses représailles numériques, qui ont fait redescendre de son piédestal ce pays réputé en matière de cybersécurité.
Sur les réseaux sociaux ou les messageries, les comptes « fisha », qui publient photos et vidéos intimes de jeunes femmes sans leur consentement, explosent depuis quelques années. Des associations tentent d’aider les victimes de cette forme de « revenge porn ».
Après les moteurs de recherche, la publicité en ligne ou les magasins d’applications, le cloud. Des acteurs du marché de l’hébergement et des services en ligne à destination des entreprises se mobilisent pour dénoncer des pratiques jugées anticoncurrentielles. En ligne de mire, les trois groupes américains Amazon, Microsoft et Google, qui détiennent 69 % du marché en Europe, selon le cabinet Synergy Research Group. Les entreprises européennes ont, elles, doublé leur chiffre d’affaires en quatre ans… Mais leur part de marché a reculé de 21 % à 16 %.
L'association anti-corruption Anticor a déposé une plainte auprès du Parquet national financier, pour "soupçons de favoritisme dans l’attribution d’un marché public de l’Éducation nationale" à Microsoft».
Des sénateurs ont remis un rapport sur la reconnaissance faciale. Ils assurent s’opposer à une société de surveillance, en annonçant diverses lignes rouges. Mais ils entrouvrent la porte à des tests dans l’espace public et souhaitent identifier les ressorts pour une meilleure acceptabilité de cette technique biométrique.
L’espace public, futur terrain de jeu pour la reconnaissance faciale ? En tout cas, un possible terrain d’expérimentation. C’est ce que préconise un tout récent rapport sénatorial sur le sujet, qui prétend lister trente propositions « pour écarter le risque d’une société de surveillance ». Même si, paradoxalement, le rapport liste pourtant des pistes allant dans cette direction.
Quelques notes :
- Lutte contre les cookies abusifs : plus de 200 plaintes
- Sanctions : Dix-huit sanctions ont été prises et 135 mises en demeure adressées, pour un montant total de plus de 214 millions d’euros
- Surveillance des salariés par leurs employeurs : rappel du principe de proportionnalité pour les entreprises.
- Amendes : 18 sanctions et 214 millions d’euros d’amendes
Une plainte déposée par Daniel Motaung, un Sud-Africain ayant travaillé comme modérateur de contenus, décrit des conditions de travail « indignes » et des méthodes d’embauche trompeuses.
L'impact massif des dernières pannes en dit long à la fois sur le phénomène de concentration à l'oeuvre sur internet, et sur notre dépendance toujours plus grande aux outils numériques.
Les Chinois de moins de 16 ans seront déconnectés des vidéos en direct dès 22 heures, et les donations seront interdites aux mineurs. Le régime continue de resserrer l’étau sur les pratiques des plus jeunes en ligne.
« Greenwashing est un bon ouvrage pour nous déciller les yeux. Il nous rappelle combien tout est fait pour dépolitiser ces enjeux, pour repousser les problèmes, retarder les décisions et les changements, les noyer de chiffres, de faux problèmes et de fausses solutions cadrées sous un prisme uniquement économique qui ne valorisent que des réponses du et par le marché, dans des vocables régulièrement mis à jour pour relancer les mêmes questions sous un nouveau jour sans les faire progresser. Bref, pour faire illusion, tout en privilégiant le business as usual. »
« Le Greenwashing – comme le technosolutionnisme -, dépasse largement le champ de la communication d’entreprise, pour relever d’une tendance plus générale à “mal penser” les problématiques écologiques (ou techniques) de nos sociétés. L’un comme l’autre sont des moyens de nous enfermer dans des trajectoires socio-écologiques comme socio-techniques insoutenables. Ils reposent, l’un comme l’autre, sur une rhétorique faite de termes flous, d’euphémismes, pour faire passer des déclarations invérifiables ou de simples promesses comme des moyens pour remettre les actions concrètes à plus tard. »
LQDN se propose d'étudier comment faire pour :
- créer un réseau Internet local sous notre contrôle dans un premier temps
- se raccorder au reste de l’Internet
Une bonne réflexion sur les vertus du RSS, versus les réseaux sociaux. Par Anthony Nelzin
Que ce soit pour des raisons publicitaires, de pressions étatiques ou dans les cas de violences conjugales, les applications de suivi menstruel peuvent avoir un effet sur l’accès des femmes à l’avortement
Malgré la forte volatilité des monnaies numériques, ils sont nombreux à succomber à la blockchain, tant par goût de l’argent facile que par défiance du système bancaire classique.
Sur 28 électeurs autorisés à voter, 19 se sont prononcés pour et 3 contre, lundi. Activision a reconnu le résultat du vote, assurant « respecter » le droit des salariés à voter pour un syndicat.
Un récente étude estime qu'en Europe, nous sommes géolocalisés plusieurs centaines de fois par jour. Un chiffre inquiétant, mais largement en dessous des résultats américains.
Des informations personnelles sur chaque internaute, diffusées plusieurs centaines de fois par jour à des milliers d’entreprises : pour la première fois, L’Irish Council for Civil Liberties (ICCL), une organisation non gouvernementale irlandaise très active dans la protection de la vie privée, révèle des données chiffrées sur la pratique publicitaire des enchères.
L'objectif de ce questionnaire est de recueillir des données inédites sur les acteurs de notre secteur, sociétaires ou non de la MedNum, pour en améliorer la connaissance : statuts, gouvernance, fonctionnement, pratiques, modèles économiques, succès, besoins, freins à leur développement...
Ces données serviront dans le cadre de "l'Observatoire 2022 de l'Inclusion numérique" de la MedNum. Il permettra chaque année de valoriser l’engagement des acteurs pour mieux faire connaître l'écosystème.
Ce questionnaire s’adresse à tous types d’acteurs (publics, privés, indépendants…) œuvrant pour la médiation et l’inclusion numérique. Les questions sont donc pensées pour être volontairement larges et correspondre à des situations très diverses.
Aussi, n’hésitez pas à transmettre ce questionnaire à toutes les personnes et organisations concernées par la démarche !!
Temps de réponse : de 10 à 30 minutes (suivant le nombre de réponses données).
Ces professeurs du second degré, volontaires, vont pouvoir remplacer, à distance par le biais de visioconférences, des collègues absents dans des établissements où les contractuels font défaut.
Dans une tribune publiée par Next INpact, Naphsica Papanicolaou, chargée de plaidoyer chez Wikimédia France, prône une « interdiction claire et simple » de l'utilisation des systèmes d'identification biométrique dans l’espace public. Un vœu exprimé dans le contexte du futur règlement européen sur l'IA.
Netflix entend lancer sa formule économique avec des publicités d'ici la fin de l'année et commencer en même temps à facturer les accès réalisés avec des comptes partagés.
Quasi-absents du débat politique, les enjeux technologiques sont souvent mal compris par les personnalités politiques. Et lorsque ces dernières décident de s’y attaquer, elles se heurtent à une forme d’impuissance. Comment leur permettre de mieux travailler sur ces questions ? La question était au cœur d’une table ronde organisée en mars dernier, à Paris, dans le cadre des Assises de l’Attention.
Dans des plaintes déposées auprès de la Commission australienne de la concurrence et de la consommation et du ministère américain de la Justice (DOJ), un groupe de dénonciateurs ayant travaillé pour ce qui était alors Facebook inc. (devenu Meta Platforms inc.) a déclaré que, lors d'un conflit avec l'Australie au sujet du contenu des actualités, l'entreprise a délibérément bloqué des sites Web liés au gouvernement, aux soins de santé et aux services d'urgence. Le groupe affirme que la société s'est livrée à "une conspiration criminelle pour obtenir une chose de valeur, à savoir un traitement réglementaire favorable".
Apple, Google et Microsoft ont publié conjointement hier, journée mondiale du mot de passe, un communiqué affichant leur volonté d’en finir avec les mots de passe. Objectif, se débarrasser d’une mesure de protection considérée comme le maillon faible de la sécurité aujourd’hui, et promouvoir une authentification plus forte.
Quelques stats permettant d'éclairer le réseau social Twitter
- Les utilisateurs de 25 à 34 ans sont les plus présents sur la plate-forme : cette classe d’âge représente près de 40 % du total des usagers à travers le monde.
- Le réseau social compte 43 % de femmes contre 56 % d’hommes.
- Les 25 % d’utilisateurs les plus actifs ont produit 97 % de tous les contenus
Since its founding in 2014, ProtonMail has become synonymous with user-friendly encrypted email. Now the company is trying to be synonymous with a whole lot more. On Wednesday morning, it announced that it’s changing its name to, simply, Proton—a nod at its broader ambitions within the universe of online privacy. The company will now offer an “ecosystem” of linked products, all accessed via one paid subscription. Proton subscribers will have access not just to encrypted email, but also an encrypted calendar, file storage platform, and VPN.
This is all part of CEO Andy Yen’s master plan to give Proton something close to a fighting chance against tech giants like Google. A Taiwanese-born former particle physicist, Yen moved to Geneva, Switzerland, after grad school to work at CERN, the nuclear research facility. Geneva proved a natural place to pivot to a privacy-focused startup, thanks to both Switzerland’s privacy-friendly legal regime and to a steady crop of poachable physicists. Today, Yen presides over a company with more than 400 employees and nearly 70 million users. He recently spoke to WIRED about the enduring need for greater privacy, the dangers of Apple's and Google's dominance, and how today’s attacks on encryption recall the rhetorical tactics of the War on Terror.
This interview has been condensed and lightly edited.
Dans une note, la CNIL tente de répondre à la problématique des cookie walls et de leur multiplication. La question du financement des sites est centrale, mais l'information claire aux internautes et le respect de ses choix priment. Encore faut-il que le choix soit équitable.
Le logiciel libre et l’open source sont la seule solution que j’envisage pour que les ordinateurs soient des outils au service de l’humain. Il y a 20 ans, les idées de Richard Stallman me semblaient extrémistes. Force est de constater qu’il avait raison. Les logiciels propriétaires ont été essentiellement utilisés pour transformer les utilisateurs en esclaves des ordinateurs. L’ordinateur n’est alors plus un outil, mais un moyen de contrôle.
La série française Drôle a été annulée par Netflix à peine 4 semaines après sa mise en ligne. La décision n’a rien d’une exception : la plateforme de vidéo à la demande par abonnement a une théorie pour savoir sir une production va fonctionner sur le long terme ou non. Au grand dam de la prise de risque et de la créativité.
Que signifie être « propriétaire » dans le métavers ? Les règles de protection des consommateurs s'y appliqueront-elles comme dans le monde physique ? Pourra-t-on y revendiquer une « vie privée » ? Ce monde virtuel bouleverse déjà les repères juridiques. Les avocats sont sur le pied de guerre pour en limiter les risques, en attendant que la loi vienne l'encadrer. Claire Poirson, avocate spécialisée dans le domaine des nouvelles technologies, responsable du pôle NFT, blockchain, métavers au sein du cabinet Bersay, en explique les enjeux.
Notes :
- « Les technologies du métavers créent des situations juridiques inédites, et tous les pans du droit seront touchés. ». Quelques exemples : une nouvelle identité numérique aussi unique qu'une identité physique, des nouvelles expériences virtuelles très proches du réel, la possibilité de devenir propriétaire dans le métavers.
- L'immersion totale promise par le métavers va bien sûr démultiplier la quantité de données collectées => risques de traçage, atteinte à la vie privée, questions de propriété intellectuelle.
Les interdictions définitives devraient être « extrêmement rares » et réservées par exemple aux faux comptes, a estimé l’entrepreneur. « Cela ne veut pas dire que n’importe qui peut dire ce qu’il veut, s’ils disent quelque chose d’illégal ou de destructeur pour le monde », a ajouté M. Musk. Mais il faut alors envisager des suspensions temporaires ou des tweets « qui soient rendus invisibles » ou « avec une portée très limitée ». « Mais je pense que les bannissements permanents sapent fondamentalement la confiance dans Twitter en tant que place publique où tout le monde peut exprimer son opinion », a-t-il relevé.
Fin avril, l’ancien président a déclaré sur Fox News qu’il ne reviendrait pas sur la plate-forme mais utiliserait à la place sa propre plate-forme, Truth Social : « J’espère qu’Elon achètera Twitter parce qu’il y apportera des améliorations et c’est un homme bon, mais je vais rester sur Truth. »
Que se passe-t-il lorsque vous cliquez sur "Continuer sans accepter" ? Pixel de Tracking démontre que cette option ne supprime pas le pistage publicitaire.
Certains Français sont victimes d'illectronisme : ils font face à des difficultés face aux démarches informatiques. Ce mal du XXIe siècle touche aussi les jeunes.
Faire payer des fournisseurs de services comme YouTube « qui sur-sollicitent le réseau » ? Le sujet revient sur la scène. Défendue par le lobbying des opérateurs télécoms, mais aussi une partie de la classe politique jusqu’au sommet de la Commission européenne, l'idée est contestée sur fond d’atteinte à la neutralité du Net. Revue des forces en présence.
Le potentiel rachat de Twitter par Elon Musk inquiète les membres de ce réseau, qui cherchent des alternatives et se créent en masse des comptes sur Mastodon, dans le fédiverse. Vous n’avez rien compris à tous ces mots ? Tout va bien, on vous explique tout ça dans cet article et en vidéo !
Cette nouvelle qui agite le monde des affaires de la Silicon Valley illustre une certitude qui nous habite depuis des années : derrière le choix des outils numériques, il y a un choix de société.