Mensuel Shaarli
January, 2024
Next voudrait en connaître plus sur l'« outil d'IA de remédiation ou d’approfondissement » mis à disposition des élèves de seconde par le ministère de l'Éducation Nationale. Un mois après, faute de réponse, nous avons saisi la CADA.
Il se déroule une véritable croisade sémantique de la part des acteurs de la médiation et de l’inclusion numérique pour asseoir leur expertise dans différents domaines : l’éducation aux médias et à l’information, l’éducation aux et par les jeux vidéo, l’employabilité, la parentalité numérique (accompagnement des parents dans leurs usages numériques et ceux de leurs enfants), l’accessibilité numérique pour les personnes en situation de handicap, la sensibilisation aux enjeux environnementaux liés aux usages des outils numériques, etc.
L’inclusion numérique est un processus incarné dans une relation pédagogique permise par ces professionnels, ayant pour leitmotiv la transmission de savoirs, de savoir-faire et de compétences en lien avec la culture numérique.
Certes, les professionnels opèrent pour un accès aux droits dans le cadre de la numérisation des services publics, mais également autour de questions liées aux médias, à l’information, aux jeux vidéo, à la formation, à l’emploi, à l’environnement, à l’accessibilité et à la parentalité. Et bien plus encore, l’inclusion numérique se présente comme un levier pour l’inclusion sociale de tous les citoyens.
Les Cahiers de l’action, édités par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), consacrent un dossier à la place et aux usages de la donnée au sein du monde associatif : il se concentre, comme l’explique Emmanuel Porte, chargé d’études et de recherche à l'INJEP, dans l’introduction, « sur les défis liés à la donnée numérique, en ne les résumant pas à des problèmes techniques mais en les insérant dans une perspective globale de développement du numérique dans la société, et en particulier dans le monde associatif ».